À la veille de recevoir le MHSC au stade Paul-Lignon, le président du Rodez AF, Pierre-Olivier Murat, s’est confié au Midi Libre sur ce choc de haut de tableau et sa relation particulière avec le club pailladin.
Un “match de côtes de bœuf” entre présidents :
Pour Pierre-Olivier Murat, ce derby face au MHSC est avant tout une histoire d’amitié et de valeurs communes avec Laurent Nicollin. Les deux dirigeants, connus pour leur franc-parler “cash”, partagent une vision familiale du football. Le président ruthénois s’en amuse même : le véritable duel commencera à table pour savoir “celui qui va manger le plus de côtes de bœuf à midi”.
Le RAF, un club qui ne se cache plus :
Longtemps considéré comme le “petit” voisin, Rodez accueille désormais Montpellier d’égal à égal, avec seulement un point d’écart au classement. Murat souligne la progression de son club :
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Un stade plein : Le nouveau Paul-Lignon affichera complet, une première depuis la fin des travaux.
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Une identité de jeu forte : Le président revendique un football offensif en 3-5-2, loin de tout calcul défensif.
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Une solidité économique : Habitué à vivre avec peu, le RAF traverse la crise des droits TV avec plus de sérénité que d’autres structures plus imposantes.
Des ambitions sans limites :
Fort d’une série de neuf matchs sans défaite, Rodez ne s’interdit pas de rêver aux barrages, comme en 2024. Après 20 ans à la tête du club, Murat assure que le RAF n’a pas encore atteint ses limites et continue de miser sur un recrutement malin, basé sur des profils athlétiques spécifiques à son système de jeu.



