Avant-match

Benjamin Stambouli, retrouvailles chargées d’émotions avec la Paillade

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Ce dimanche en 16es de finale de Coupe de France, le MHSC croise la route du FC Metz et, avec elle, celle d’un visage bien connu de la Mosson. À 35 ans, Benjamin Stambouli s’apprête à retrouver son club formateur, onze ans après l’avoir quitté. Un match symbolique, dans un contexte particulier, pour un joueur dont la trajectoire récente oscille entre accomplissement collectif et situation personnelle plus floue, comme l’explique le Midi Libre.

Arrivé à Metz en septembre 2024, Benjamin Stambouli s’est rapidement imposé comme un rouage essentiel de l’entrejeu messin. Leader naturel, capitaine, relais du coach sur le terrain, l’ancien Pailladin a largement contribué à la montée du club grenat en Ligue 1, validée au terme d’un barrage épique face à Reims. L’image est encore vive : celle d’un Stambouli en larmes, à genoux sur la pelouse rémoise, après le coup de sifflet final. Une émotion brute, qu’il expliquait alors simplement : “Il s’est passé pas mal de choses dans ma vie”, confiait-il, sincèrement touché, au soir de l’accession.

À Metz, son profil a d’abord fait l’unanimité. “Sur le terrain, il était un relais du coach, un catalyseur”, rappelle un journaliste spécialiste du club. Une “super pioche”, selon les observateurs, dans un groupe pourtant promis à une saison difficile.

Une saison plus énigmatique en Ligue 1

Mais sept mois plus tard, la situation a changé. Depuis la lourde défaite à Lille (6-1) fin octobre (un match lors duquel Stambouli portait encore le brassard) le milieu de terrain est devenu un intermittent du onze de Stéphane Le Mignan. Une seule titularisation ces dernières semaines, en Coupe de France. Interrogé sur le sujet, Le Mignan évoque simplement le “jeu de la concurrence” et des “choix sportifs”, balayant toute idée de problème interne. Une justification qui peine toutefois à dissiper le sentiment d’incompréhension autour du cas Stambouli.

Le MHSC, un fil jamais totalement rompu

Ce dimanche, le destin offre donc à Benjamin Stambouli l’occasion de retrouver Montpellier, son club de cœur, celui qu’il a quitté en 2014 pour Tottenham, deux ans après le titre de champion de France. Depuis, sa carrière l’a mené du PSG à Schalke 04, de la Turquie à Reims, avant Metz, toujours avec cette image de professionnel irréprochable.

Le MHSC, lui, n’a jamais totalement disparu de son horizon. Des retours ont été évoqués, sans jamais se concrétiser. En 2021 comme en 2024, la porte est restée fermée : “Le coach (Michel Der Zakarian) n’en avait pas voulu, c’était très clair”, assumait Laurent Nicollin l’été dernier, évoquant des discussions restées sans suite.

Un symbole au cœur d’un match à enjeu

Face à la Paillade, Stambouli pourrait retrouver une place de titulaire, profitant de l’absence de Jessy Deminguet. Un clin d’œil du calendrier, presque, pour un joueur dont l’histoire avec Montpellier n’a jamais vraiment été refermée.

Entre souvenirs, regrets et présent incertain, ces retrouvailles donnent à ce 16e de finale une dimension particulière. Pour Benjamin Stambouli, comme pour le MHSC, ce match ne sera sans doute pas tout à fait comme les autres.

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