Auteur d’une belle prestation lors du match nul face à Troyes (2-2, analyse) ce samedi 4 avril, Théo Chennahi s’affirme de plus en plus. Pour sa première saison professionnelle, le milieu de terrain de 21 ans s’est imposé, comme le souligne le Midi Libre, comme l’une des satisfactions de l’effectif de Zoumana Camara.
D’une « mise à l’essai » à la lumière
La trajectoire de Théo Chennahi n’a pas toujours semblé tracée d’avance. Arrivé au centre de formation de Grammont à 15 ans, le natif de Marseille a dû batailler pour convaincre son état-major. En mai 2025, le club héraultais lui proposait son premier contrat, mais dans un climat de doute.
Comme le confiait récemment le président Laurent Nicollin :
Personne ne croyait vraiment en lui quand Bruno Carotti a insisté pour lui proposer une sorte de mise à l’essai dans le secteur pro avec un an de contrat.
Un scepticisme balayé en quelques mois par une belle progression. Depuis sa première titularisation en Ligue 1 face au PSG l’an dernier, le milieu s’est transfiguré, en accumulant 27 apparitions cette saison en Ligue 2. Sa polyvalence et son style ont d’ailleurs poussé le club à le prolonger dès janvier dernier.
Théo Chennahi, le « gros bosseur » de Zoumana Camara
Sur le terrain, Théo Chennahi est un joueur de devoir, capable d’évoluer en sentinelle, en relayeur ou même sur un côté. Son entraîneur, Zoumana Camara, ne tarit pas d’éloges sur celui qu’il décrit comme un « gros bosseur, à l’écoute ».
Après le nul contre Reims fin février, le coach soulignait déjà les qualités athlétiques de son protégé :
C’est un jeune garçon qui est généreux. Il apporte des courses, il a aussi cette verticalité dans son jeu, il est capable d’amener de la profondeur, beaucoup de courses. C’est un jeune joueur qui doit encore progresser mais il est sur le bon chemin.
Ce volume de jeu incessant fait de lui l’un des moteurs du onze montpelliérain, même si l’efficacité offensive restait, jusqu’à peu, son principal axe d’amélioration.
Un déclic offensif face au leader
Il aura fallu attendre son 33e match professionnel pour voir le joueur ouvrir son compteur de buts. Et il a choisi le meilleur moment : le choc face à l’ESTAC. En plus de faire trembler les filets, Chennahi a provoqué un penalty par son culot. « Je n’ai pas réfléchi. J’ai pris le ballon et je me suis dit qu’aller provoquer était ce qu’il y avait de mieux à faire », racontait-il à la mi-temps au micro de beIN Sports.
Cette capacité de percussion pourrait bien le faire changer de dimension, comme le note son coéquipier Nicolas Pays :
Il a déjà le volume de jeu. S’il commence à avoir de la percussion offensivement, comme ça, il peut vraiment devenir un top joueur.



