Prêté par le Stade Rennais jusqu’à la fin de la saison pour accumuler du temps de jeu, l’ailier de 20 ans Nordan Mukiele s’est récemment confié par l’intermédiaire du site du club, sur ses débuts à Montpellier. Frère cadet de l’ancien Pailladin Nordi Mukiele, le jeune attaquant aborde cette étape avec ambition et lucidité.
Le choix du temps de jeu et le rôle décisif du projet pailladin
Nordan Mukiele a ressenti le besoin de quitter temporairement la Bretagne pour franchir un palier. L’option montpelliéraine s’est rapidement imposée grâce aux échanges avec Zoumana Camara :
J’ai 20 ans et je pense qu’à cet âge-là, il est important d’avoir du temps de jeu pour se développer et poursuivre sa progression. Cela ne me semblait pas forcément accessible à Rennes où il y a une grosse concurrence. C’est pourquoi j’ai demandé à partir sous forme de prêt. Le MHSC est le premier club avec lequel j’ai parlé. J’ai eu la chance de discuter avec le coach et ça a eu beaucoup d’impact parce qu’il m’a fait comprendre que j’aurais un rôle important à jouer dans l’équipe.
Un nom connu à La Mosson, mais un destin personnel pour Nordan Mukiele
Dix ans après le passage remarqué de son grand frère Nordi dans l’Hérault, Nordan pose à son tour ses valises à La Mosson. Une filiation évidente mais que le joueur appréhende sans complexe ni comparaison superflue :
Dès que j’ai évoqué avec Nordi ma possibilité de venir à Montpellier, il m’a tout de suite conseillé d’y aller. Il m’a dit que le MHSC était un bon club et que j’avais des chances de performer ici. Je n’emploierai pas le mot pression. Même si nous sommes frères et que je suis très content qu’il ait pu écrire une très belle histoire ici, j’ai simplement envie d’écrire la mienne, moi aussi, et qu’elle soit la plus belle possible.
Prise de risque offensive et adaptation au rythme de la Ligue 2 pour Nordan Mukiele
Le numéro 19 découvre les exigences d’une division rugueuse où les transitions s’enchaînent vite. Il compte bien affiner sa palette technique pour gagner en régularité :
Pour déstabiliser une défense, il faut prendre des risques, tenter des un contre un, essayer d’éliminer et d’apporter du danger… Parfois ça passe, parfois non, mais ça fait partie du métier. La Ligue 2 est un championnat un peu plus axé sur le duel physique que ce que j’ai connu jusqu’à présent ; où il faut prendre l’info et jouer beaucoup plus vite. Je trouve que c’est un niveau où je vais apprendre et progresser.
Confiance envers le public et optimisme pour l’avenir
Conscient de la jeunesse de l’effectif, le joueur s’appuie sur la cohésion du groupe et l’attitude bienveillante des supporters pour nourrir les ambitions du collectif pailladin :
Le groupe est jeune mais on a la chance d’être encadré par quelques joueurs qui ont quand même de la bouteille. La jeunesse ne détermine pas tout. Regardez Strasbourg : on disait que leur groupe était jeune et ils réalisent de belles saisons depuis quelques années. J’espère réaliser une grosse saison et apporter ma pierre à l’édifice en marquant et en faisant marquer des buts. Si on se donne tous les moyens, on retrouvera vite l’élite.
L’entretien est à retrouver ici.



