Arrivé cet été au MHSC en provenance de l’AS Saint-Étienne, Florian Tardieu s’est rapidement imposé comme la plaque tournante du milieu de terrain pailladin. Le natif d’Istres apporte son sens du jeu, sa vision collective et son rôle de cadre pour accompagner la jeunesse héraultaise. Il s’est confié auprès du site du club.
Un parcours forgé dans le travail et la résilience
Avant d’accumuler les rencontres au plus haut niveau et de connaître des montées dans l’élite avec Troyes et Saint-Étienne, le milieu de terrain a construit sa carrière avec patience. Le joueur n’a jamais oublié d’où il venait ni les efforts accomplis :
Je n’y croyais plus vraiment. Je travaillais, j’étais peintre en bâtiment et je me disais : ‘’Je finis ma formation chez les jeunes à Istres et, quand je passe avec les seniors, je retourne jouer avec mon frère en amateur pour m’amuser’’. Mon père a été mon premier entraîneur quand j’étais débutant. J’avais 10 ans quand il est parti. C’était un grand passionné de foot donc, endosser cette carrière de footballeur pro, c’était une manière de le rendre fier.
L’altruisme au cœur de la philosophie de jeu de Florian tardieu
Le numéro 5 pailladin se distingue par sa capacité à dicter le tempo, réguler le rythme des rencontres et mettre ses coéquipiers dans les meilleures dispositions tactiques :
Je ne suis pas quelqu’un qui va dribbler 4 ou 5 joueurs ça c’est sûr. Je suis plus un joueur de collectif qu’individuel. J’ai besoin des autres pour exister. J’ai choisi ce sport parce que c’est un sport collectif et mon but est d’apporter un plus à l’équipe. Quand tu es jeune, tu veux faire tes stats parce que, dans le foot d’aujourd’hui, tu es souvent jugé là-dessus, mais plus tu penses et tu arrives à être collectif, plus tu gagneras individuellement aussi.
Un cadre bienveillant pour guider la jeunesse pailladine
Aux côtés d’autres éléments d’expérience comme Julien Laporte, Mathieu Michel ou Théo Sainte-Luce, Florian Tardieu assume pleinement son rôle de relais auprès des jeunes pépites issues du centre de formation. La sentinelle héraultaise rappelle les exigences nécessaires pour maintenir la dynamique actuelle :
Nous sommes 3 ou 4 avec Julien Laporte, Mathieu Michel ou Théo Sainte-Luce qui a aussi une belle expérience. S’il y en a un ou deux qui s’éparpillent, qui ne prennent pas le bon chemin, on va le leur dire mais il faut aussi souligner le fait que les jeunes ont la tête sur les épaules. Ce ne sont pas des enfants non plus. Pour certains, oui, c’est leur première saison en pro, mais ils ont envie et nous apportent toute cette fougue qui est très positive. Quand on parle du MHSC, on sait très bien que ce club doit être au plus haut niveau du football français.



