La victoire 4-2 face au Mans à la Mosson a remis un peu de lumière sur la fin de saison montpelliéraine. Spectaculaire offensivement, parfois fébrile derrière, le MHSC a surtout pris trois points précieux qui lui permettent de remonter à la 7e place, à cinq longueurs du 5e. À onze journées du terme, tout reste ouvert. Mais jusqu’où peut réellement aller Montpellier ?
Ce succès face au Mans confirme que le MHSC possède des ressources offensives réelles. Quatre buts inscrits, du rythme, des transitions rapides : Montpellier sait faire mal. Pourtant, les deux buts encaissés rappellent que l’équilibre reste précaire. Le principal défi des semaines à venir sera là : transformer des performances enthousiasmantes en régularité. En Ligue 2, l’emballement ne suffit pas, seule la constance permet de viser plus haut.
Le départ d’Omeragic, tournant de la saison ?
Le mercato hivernal a laissé une trace forte : le départ du capitaine Becir Omeragic vers Bâle. Au-delà du joueur, c’est un leader de vestiaire qui s’en va. Son absence pose une question simple : Montpellier peut-il conserver sa solidité mentale et défensive sans lui ? Le club a fait le choix de ne pas tout bouleverser, préférant miser sur la continuité et la responsabilisation du groupe en place. Un pari audacieux à l’heure d’attaquer un sprint final où chaque détail comptera.
Le top 5 : objectif assumé ou doux rêve ?
À cinq points du 5e avec onze rencontres à disputer, l’écart est loin d’être rédhibitoire. La Ligue 2 reste un championnat dense, où deux victoires consécutives peuvent tout relancer, comme deux contre-performances peuvent faire décrocher. La question n’est donc pas mathématique, mais structurelle : Montpellier a-t-il la stabilité, la maîtrise et la profondeur d’effectif nécessaires pour enchaîner ? Le potentiel offensif existe. L’élan psychologique peut revenir. Mais la marge d’erreur est désormais minime.
Le MHSC n’a peut-être plus son capitaine, mais il a encore des arguments. L’ambition d’accrocher le top 5 est crédible. Celle de sécuriser au minimum une place dans le top 8 semble raisonnable. La fin de saison se jouera sur la capacité des Pailladins à transformer leurs temps forts en résultats réguliers, à gommer leurs absences défensives et à afficher une maturité collective. Il reste onze matchs. Onze opportunités. La Mosson a retrouvé le sourire. Reste à savoir si ce 4-2 contre Le Mans était un feu d’artifice isolé… ou le début d’un véritable emballement.



