Déclaration

Vers un rachat du MHSC ?

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Alors que le journaliste indépendant Romain Molina avançait hier soir la finalisation du rachat du MHSC par un groupe anglais, Laurent Nicollin évoque le sujet lors d’une grande interview accordée au Midi Libre

On pouvait penser que le tweet lancé par le journaliste indépendant Romain Molina était un poisson d’avril. Pourtant, celui-ci affirme bel et bien que le MHSC serait en passe de se faire racheter par un groupe anglais, sauf soucis de dernière minute, et que l’on parle d’actionnaire majoritaire.

“S’il faut lâcher la barre, je la lâcherai. Il y a une lassitude.”

Ce matin, le Midi Libre apporte un peu plus de précisions sur les contours de l’ouverture du capital, décidée il y a quelques mois de ça. Le président pailladin a accordé une longue interview au quotidien régional et explique que rien n’est encore décidé mais que cela se précise :

Ça avance petit à petit. C’est long, très long. On a eu déjà quatre ou cinq retours de potentiels investisseurs auprès de la banque. Je pense que mi-mai, on devrait y voir un peu plus clair et avoir des offres concrètes. La semaine prochaine, un investisseur doit venir me rencontrer et voir des gens au club pour savoir où il met les pieds. Pour l’instant, on est encore dans l’inconnu. Est-ce que la participation sera de 10 %, 30 %, 50 %, 60 %, 80 % ? Ça, on verra ce qu’eux sont prêts à proposer et à donner, surtout. Des investisseurs sont prêts à continuer, d’autres ont renoncé faute de stade. Après il y a des choix. Avec mon frère, on est à une période de choix. À nous de faire les bons ou les moins mauvais.

Lorsqu’on demande à Laurent Nicollin s’il serait prêt à lâcher le contrôle du club, il répond sans détour : “Tout dépendra de ce que le partenaire peut apporter. L’important, ce n’est pas que Laurent ou Olivier Nicollin aient 30 %, 40 %, 70 %, 80 %, l’important, c’est la pérennité du club. L’important, c’est que le club soit sain financièrement et que quelqu’un puisse le booster pour avoir des joueurs et que l’on retrouve la Ligue 1. Nous, avec mon frère, on ne sera pas les oiseaux de mauvais augure, en disant coûte que coûte, on le garde. On ne veut pas conduire le club à la faillite et le ramener en division d’honneur ou l’a pris notre père.” Avant de continuer sur son rôle : “Cela fait un moment que je suis prêt à m’effacer. Tant que j’ai la commande du bateau, je serais à fond. Dans ma tête, j’ai avancé sur des choses. S’il faut lâcher la barre, je la lâcherai. Il y a une lassitude.

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