Alors que la saison 2025-2026 s’est achevée il y a plusieurs semaines déjà et que le calendrier de la saison prochaine est déjà sorti sur Esprit Paillade, voilà l’heure des bilans, à la fois collectifs et individuels.
Aujourd’hui, on s’attaque à un joueur qui fait parler, à la fois par son envie et sa détermination, mais aussi par sa maladresse qui lui aura fait tant défaut cette saison… débrief d’une saison en dent de scie.
L’avant, ou les espoirs placés en un attaquant confirmé de Ligue 2
A son arrivée annoncée en fin de saison dernière, on s’attendait déjà à avoir trouvé un sérial buteur, déjà recordman des réalisations dans l’histoire du Stade Malherbe de Caen (75 buts en 150 apparitions, en grande partie en Ligue 2), comme un espoir d’avoir enfin trouvé le remplaçant aux nombreux attaquants de ce qu’on pourrait presque, de manière nostalgique, appeler la “belle époque” du club en Ligue 1 (Delort, Laborde, Mavididi, même Wahi si l’on va dans ce sens) : il n’en fut (presque) rien, et, dès les 5 premières journées, les fans commençaient déjà à se questionner sur sa titularisation au poste d’avant centre, avec des jeunes qui poussent au portail, une génération encore derrière qui pousse celle ci… le vent semblait tourner, alors que la saison commençait à peine, avec seulement une passe décisive sur les 5 premiers matchs du championnat.
Le début de saison, dans le flou
La saison commençait à peine que l’on voyait déjà la réincarnation béninoise d’Akor Adams : souvent hors jeu, des ratés qui feraient pâlir Kevin Berigaud… après 5 matchs (2 défaites, 2 nuls, 1 victoire contre le Mans en toute fin de rencontre, sur une passe décisive de Mendy) on ne s’attend pas à une saison flamboyante de Mendy et de la Paillade.. c’est pourtant lui qui viendra nous donner le but du break contre Bastia (V 2-0), nous délivrera d’un match engagé face à Laval (V 1-0), mais nous fera des belles prestations fantômes contre Saint Etienne, Clermont, Pau, Reims… tout ce qu’on ne veut pas voir d’un attaquant : un manque de constance. A la trève, c’est 4 buts et 2 passes décisives (6 GA/ 17 matchs) pour un attaquant de pointe titulaire qui devait amener de la stabilité et une sécurité au poste. Dur.
La deuxième partie de saison, une (petite) rédemption
Passé le mois de janvier, on commence à voir du mieux au niveau de l’équipe collectivement, malgré des défaites décevantes (1-0 vs Sainté, Rodez et Boulogne), et Mendy n’y est pas pour rien. 8 buts et 3 passes décisives, un jeu plus juste, toujours du déchet au niveau du dernier geste, qu’il soit à la passe ou au tir, mais un joli retournement collectif qui permet au club de croire à une place de playoffable. Malheureusement le sort en décidera autrement, avec malgré 8 matchs sans défaites, un trop gros nombre de résultats vierges ou défavorables (5 nuls et une défaite pour 4 victoires en 10 matchs) viendront couper les espoirs de playoffs des Pailladins. Du mieux dans le jeu, mais alors, le bilan de tout ça ?
Le bilan, pas si mauvais que ça ?
Tout d’abord, le bilan comptable : 15 buts, 5 passes décisives en 37 matchs (TTC), ce qui nous donne une contribution à 20GA/37 matchs. Les observateurs de loin du club se diront que ces statistiques ne sont pas à prendre à la légère et que c’est une contribution plus qu’honorable (et ils n’auraient pas forcément tort sur le fond) mais là revient toujours le supporterisme et les constats pris pendant la saison : avec un peu plus de justesse sur le dernier geste, le compteur aurait pu monter beaucoup plus, et le classement et les intentions du club avec celui ci. On ne peut que, dans ce cas, nourrir des regrets quand à ce début de saison sur courant alternatif, qui aurait pu nous permettre de croire à des playoffs, qui – peu importe leur aboutissement – auraient été un signe positif depuis la descente aux enfers de l’année dernière (et aurait peut être pu convaincre des futurs investisseurs, comme en parle cet article et l’implication future du fond GSS au club.
La saison 2026-2027 en espoir d’une forme constante
Enfin on sait Alexandre Mendy capable de très bon comme sur sa fin de saison, mais aussi de passages à vides dans certains rendez-vous. La saison 26-27 sera sa deuxième sous les couleurs Montpelliéraines, et, comme cité en préambule, avec des jeunes qui poussent au portillon, il faudra qu’elle soit celle d’une confiance retrouvée, et d’une forme constante sur toute la saison : c’est ce qui nous permettra à coup sûr de pouvoir passer un cap la saison prochaine : d’une équipe du ventre mou à une équipe largement playoffable et sérieuse contender à la bataille pour la montée.
La saison 2025 – 2026 aura été une saison d’adaptation et de manque de rythme constant pour Alex Mendy, d’abord hésitant puis confiant sur la fin de saison, beaucoup plus juste et impliqué. Pour que l’équipe passe un cap, il faudra absolument avoir le meilleur Alexandre Mendy possible.



