Interview

« Le juste milieu entre performance et développement », la méthode du préparateur physique du MHSC

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Face à une trêve internationale inédite étalée sur deux week-ends sans compétition officielle, la cellule de performance du MHSC ajuste ses protocoles d’entraînement. Entre régénération physique, remise à niveau foncière et suivi individualisé des jeunes pousses, tour d’horizon, par le biais du site du club, des méthodes appliquées par le préparateur physique Mickaël Simao pour maintenir la dynamique collective.

Régénérer les organismes sans rupture totale

Après un premier bloc de championnat exigeant et une préparation estivale dense, l’encadrement montpelliérain a accordé quatre à cinq jours de repos collectif à ses joueurs. Une parenthèse indispensable pour aérer les têtes, mais strictement encadrée par des programmes physiques à la carte :
L’idée lors de cette première trêve internationale est de faire souffler un petit peu les joueurs pour ensuite mieux repartir. On coupe 4-5 jours avec des programmes physiques qui contiennent un tronc commun mais aussi une part d’individualisation. L’idée, c’est que les joueurs coupent mais ne s’arrêtent pas complètement parce que le retour à l’entraînement est toujours un peu plus compliqué après un arrêt total. Chaque joueur a un programme : base aérobie, footing, fartlek, intermittent… On ne fait jamais cinq jours de coupure totale.
Cette coupure prolongée permet également de réinjecter une dose de travail foncier et au seuil avant la reprise programmée face à Grenoble le 9 octobre à La Mosson, avec une opposition amicale calée une semaine en amont pour conserver le rythme compétitif :

Accompagnement ciblé pour les jeunes et les recrues estivales du MHSC

Au sein d’un effectif très rajeuni, la gestion des charges représente un enjeu capital pour la cellule de performance, particulièrement pour les éléments issus du centre de formation qui découvrent les exigences du monde professionnel :
Le suivi de ces jeunes joueurs est spécifique car ce sont des jeunes en développement, physiquement, morphologiquement et même dans leur jeu. Lors du travail en salle par exemple, même si on essaie d’avoir un tronc commun, Noah Vidal ou Hichem Abderrebi n’ont pas le même programme que des joueurs plus expérimentés comme Julien Laporte ou Florian Tardieu. Il faut déjà s’assurer que la charge d’entraînement a été assimilée avant de mettre l’accent sur le développement d’autres aspects.
Ce travail d’harmonisation concerne également les ultimes recrues arrivées en toute fin de mercato estival, avec pour objectif d’homogénéiser l’état de forme général de l’ensemble du groupe.

La gestion du détail dans le monde professionnel

Entamant sa deuxième saison au sein du club pailladin aux côtés de Benoît Andrieu, le préparateur physique du MHSC mesure l’importance de l’adaptation permanente pour pérenniser les résultats sportifs sans saturer les organismes :
Je reste beaucoup dans l’échange avec les joueurs et avec le staff. Là où c’est compliqué, c’est qu’il faut trouver le juste milieu entre la performance chaque week-end et le développement du joueur, tout en évitant au maximum les blessures. J’ai aussi appris que le monde professionnel, c’est le souci du détail et des ajustements permanents, savoir gérer les périodes compliquées. Mais c’est passionnant et le groupe est très travailleur.
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