Battu à domicile par le FC Metz (2-3) ce vendredi 6 novembre, le MHSC a concédé sa première défaite de la saison sur sa pelouse. Regrettant une entame de match manquée et un déficit d’intensité au cours de la première période, Zoumana Camara a appelé son groupe à canaliser l’enthousiasme environnant pour vite se remobiliser, comme le relaie le Midi Libre.
Une première mi-temps manquée et un déficit d’intensité selon Zoumana Camara
Surpris par une formation messine conquérante dès le coup d’envoi, les Montpelliérains ont traversé un premier acte difficile avant de tenter d’inverser la tendance au retour des vestiaires. Pour le technicien héraultais, ce revers s’explique avant tout par un manque d’engagement face à un adversaire venu avec détermination :
La leçon, c’est qu’un match se joue 90 minutes. On a été absent des débats sur les 45 premières minutes. Et même sur cette deuxième mi-temps où on est revenu avec de meilleures intentions. Quand on met ce 2-1, on ne doit pas encaisser ce troisième but. On a le sentiment d’avoir fait le plus dur, de pouvoir emballer le match et de créer le doute. Et derrière, on prend un troisième but quelques minutes après (Midi Libre).
Pointant du doigt la baisse d’agressivité collective dans le rythme, Zoumana Camara insiste sur les exigences pour exister dans ce championnat :
L’absence d’agressivité, dans l’intensité, dans le rythme. Quand on ne met pas ces ingrédients-là, on tombe face à une équipe où il y avait un tout. Et si nous, on n’a pas la capacité à avoir au moins cette même envie, cette même agressivité, cette même détermination avant de parler du jeu, on ne peut pas exister dans ce championnat et on n’a pas existé aujourd’hui, en tout cas sur la première période.
Réussite adverse et apprentissage dans la défaite
Le coach pailladin refuse de chercher des excuses et préfère retenir les enseignements d’une soirée où la défense a cédé à trois reprises :
Plus qu’efficacité, je parlerais de réussite. Parce qu’il y a des événements et des faits de jeu qui auraient pu tourner en notre faveur. On ne va pas se cacher derrière ça. Je pense qu’on ne mérite pas aujourd’hui. On ne mérite pas la victoire. Il y a deux manières d’apprendre. On apprend dans la réussite et on apprend aussi à travers des contre-performances. Il faut vite apprendre et relever la tête.
Garder les pieds sur terre et réagir dès la Coupe de France
Alors que la trêve internationale se profile et que le MHSC s’apprête à faire son entrée en lice en Coupe de France, l’entraîneur rappelle la nécessité de conserver une ligne de conduite lucide au milieu de l’engouement :
Une saison, c’est long. C’est très très long. L’environnement était euphorique. Et parfois ultra-enthousiaste. C’est à nous de devoir, à l’intérieur, canaliser ça, garder les pieds sur terre, continuer à avancer et continuer à mettre les ingrédients qui ont fait la réussite. Et là, on ne les a pas mis ce soir. Quelle que soit la compétition, il faut réagir.



