La dernière défaite à Rodez devrait avoir scellé définitivement les opportunités de barrages du MHSC, bien que ne sait-on jamais dans ce classement si serré. A ajouter au départ d’Omeragic, ne faut-il pas craindre une lassitude du groupe?
Pendant ce temps, Rodez enchaîne un 10ème match sans défaite et nous passe sous le nez. Tout un symbole.
Rodez s’impose et passe devant la déception de la saison : Montpellier” commente de son côté Romain Molina dans un post sur les réseaux…
Déficit de motivation, communication défaillante du coach ?
Ce qui guette malheureusement une équipe qui n’enchaîne pas : c’est la perte progressive de motivation. La perte d’objectifs. Comment en vouloir à des joueurs, dont le coach choisit de mentionner régulièrement : “il n’y a pas d’obligation de résultat” “l’équipe adverse n’est pas dans la même cour que nous”. Comment reprocher à un groupe la perte d’identité, et de hargne, lorsque celui qui dirige le navire choisit des mots… plutôt mystérieux ?
Un temps évasif, vient ensuite la critique “douce” des résultats. Ou les joueurs. Ce qui peut donner un semblant de déresponsabilisation ? Comment à la fois dire qu’on n’est pas dans l’attente d’un résultat pour ensuite se plaindre de l’issue d’une rencontre ?Comment interpréter que le joueur le plus motivé soit à répétition sur le banc. Quel message pour le reste des joueurs et même des supporters ? Sans vrai motif évoqué si ce n’est une négation maladroite ? Du mal à se mettre dans la peau des joueurs aussi, c’est vrai. A l’image de Naoufel El Hannach : porté disparu. Un nom parmi d’autres. Faudra-t-il, les uns comme les autres qu’ils ne se perdent pas. Si ce n’est pas déjà fait.
Car côté supporters pour certains, la surprise a laissé place à la lassitude. “Saison pliée” peut-on lire sur les réseaux sociaux ça et là.
Que 6 points entre la 11ème et 5ème place
Comptablement rien ne serait pourtant impossible. Dans la réalité : il manque une régularité et un esprit plus bagarreur. A l’image par exemple de Rodez, qui enchaîne 10 matchs à la suite sans défaite. Rodez 24 000 habitants se retrouve modèle de la 7ème ville de France… Le sentiment qu’au MHSC ce n’est plus la crise ultime comme l’an passé. Mais tout ne tourne pas rond pour autant. Et ce n’est pas qu’une question de classement, mais bien de dynamique. Personne ne semble inculquer cette soif de victoire, ces pressing monstres (comme celui subit sur ce qui amènera le but de Rodez). Aucun match sans frappes à gogo, ou rush solitaires. Non. Tout semble cadré, passe en retrait, fait circuler la balle. Sans soif de gagner véritablement, vu de l’extérieur.
Une équipe pas concentrée
Trop d’erreurs, bien trop d’erreurs défensives. Contre Nice sur les 3 buts : défense aux fraises. Tchato, Mincarelli, Everson. Contre Saint Etienne : marquage inexistant, Fayad en dilettante. Contre Rodez : Mbuku fait des pas chassés au lieu de défendre devant lui Benchamma libre de tout marquage, Laporte glisse. Le ressenti est étrange. Comment des joueurs pros multiplient autant d’erreurs d’inattention à chaque contre-performance ? Ce qui ouvre la porte à un débat parallèle évoqué (juste ici) : les joueurs progressent-ils avec Zoumana Camara ?
A suivre…



