Pour la dernière de la saison à domicile, le MHSC s’est incliné samedi 2 mai face à Clermont (1-2). Entre l’émotion des tribunes, la blessure grave d’Axel Guéguin et les faits de jeu contraires, l’entraîneur héraultais Zoumana Camara n’a pas caché sa déception, tout en tenant à souligner la progression de son groupe malgré un avenir institutionnel flou.
« On a donné un bâton pour se faire battre », regrette Zoumana Camara
La fête aurait dû être totale pour l’anniversaire de la Butte Paillade. Mais le scénario sur le terrain en a décidé autrement. Déjà marqué par un coup du sort avant le coup d’envoi, l’entraîneur montpelliérain accusait le coup. Comme le rapporte le Midi Libre :
Effectivement, on peut parler de mauvais week-end puisqu’il y a eu aussi la blessure d’Axel Guéguin lors du dernier entraînement. Il y a pas mal de choses qui ne sont pas bien goupillées.
Malgré une entame intéressante, Montpellier a perdu le fil après l’ouverture du score : « Mon sentiment, c’est que le but nous a fait déjouer. On a voulu se précipiter, on a créé des transitions. On avait l’impression que chaque corner pour nous était une contre-attaque pour eux. On a un peu donné un bâton pour se faire battre », regrette Camara.
Ni l’expulsion d’un de ses joueurs, ni le penalty manqué n’ont permis d’inverser la tendance :
Rien n’a voulu aller dans notre sens. À 1-0, on aurait dû faire preuve de beaucoup plus de patience pour construire des actions. Mon regret, il est plus là.
Les limites du haut niveau
Cette défaite prive Montpellier d’une “finale” pour la dernière journée au Red Star, un rendez-vous qui aurait pu donner un enjeu pimenté à cette fin d’exercice. Si Zoumana Camara se dit déçu, c’est avant tout pour ses troupes :
Je suis déçu pour les joueurs, parce que sur cette deuxième partie, ils ont fourni énormément d’efforts, ils ont été réguliers. Pour l’anniversaire de la Butte, l’ambiance qu’il y avait, j’aurais aimé qu’on finisse bien ici à la maison.
Interrogé sur une possible faillite mentale sous la pression de l’enjeu, le technicien se veut lucide sur le niveau de son effectif :
Peut-être, mais c’est aussi nos limites. Il y a eu pas mal de tournants dans la saison, des tournants qu’on n’a jamais réussi à atteindre. Donc à un moment donné, dans le sport de haut niveau, il n’y a pas de hasard, c’est qu’il nous manquait des choses.
Un groupe qui progresse malgré le flou
Malgré la frustration de ce dernier revers à La Mosson, le coach préfère retenir le positif d’une saison mouvementée, marquée par des départs de cadres et des blessures :
Je suis plutôt de nature positive. Je trouve que le groupe a progressé. On ne peut pas juger toute une saison sur seulement des résultats. Il faut creuser et regarder plus profondément », analyse-t-il avec fierté. « Ce groupe a perdu un joueur en septembre. Le capitaine, l’hiver. Et il s’est accroché. Il a continué à avancer.
L’avenir, cependant, reste écrit en pointillés. Alors qu’il s’apprête à entamer sa seconde saison sur le banc, l’ombre d’un rachat du club plane sur l’institution :
Je me pose des questions, forcément. C’est évident. Parce qu’on ne sait pas si le club va être racheté. Quand ? Par qui ? Ce sont des questions qui sont légitimes […] Pour l’instant, il faut faire redescendre tout ça. On aura tout le temps de se questionner sur le virage, ou en tout cas, le chemin que prendra le club. Même si ça ne dépend pas de moi. »



