[Gambardella] L’esprit de la Paillade s’invite au Stade de France

23

En s’imposant avec autorité sur la pelouse du tenant du titre rennais (1-2), les U18 du MHSC ont validé leur ticket pour la finale de la Coupe Gambardella. Portés par une force collective et une maturité bluffante, les jeunes Pailladins s’apprêtent à défier le PSG le 22 mai prochain, avec l’ambition de décrocher une quatrième étoile historique.

Le “zigue zague” du renouveau

L’ambiance était électrique samedi dernier dans les vestiaires du Roazhon Park, comme le souligne le Midi Libre. Après avoir fait tomber le favori breton, les jeunes Montpelliérains ont reçu la visite de leur président, Laurent Nicollin, venu lancer le traditionnel cri de victoire :

Aujourd’hui, j’ai retrouvé l’esprit de la Paillade et ça fait plaisir. Alors, vous allez faire vos chants ou je ne sais pas quoi mais on va d’abord faire comme chez les pros.

Pour les joueurs, le coup de sifflet final a sonné comme une libération. Noah Vidal-Cartoux, le remuant attaquant déjà aperçu en Ligue 2, ne cachait pas son émotion :

Dès qu’il a sifflé, on était tous très contents. On a couru de partout. C’est là qu’on a réalisé qu’on allait au Stade de France. C’était incroyable.

Un sentiment partagé par le défenseur-buteur Angelo Tognarelli :

On est très fiers de ce qu’on a fait. On est contents de la victoire. Maintenant, on va se concentrer sur la finale.

Prêts à affronter qui que ce soit

Parmi les visages rayonnants de cette épopée, celui de Laciné Megnan-Pavé, 16 ans, concentre toutes les attentions. L’attaquant, dont le potentiel affole déjà les observateurs, vit éveillé son rêve de gosse :

C’est un rêve d’enfance. C’était une dinguerie. On était tous hors de nous. On a vu nos familles heureuses et ça nous rend heureux. On fait ça pour vivre des moments comme celui-là. C’est magnifique.

Malgré son jeune âge, le prodige pailladin affiche une assurance tranquille avant d’affronter le Paris Saint-Germain en finale. Pour lui, le MHSC n’a peur de personne :

On est prêts à affronter qui que ce soit. Ca donne envie de marquer l’histoire, encore une fois. On sait qu’on peut le faire.

L’héritage de la coupe Gambardella en 1996 comme boussole

Sur le banc, l’entraîneur Michel Rodriguez veille à garder ses troupes sous pression tout en savourant la qualité technique de son groupe. S’il refuse de ne voir en ses joueurs que des “guerriers”, il reconnaît des similitudes avec l’équipe victorieuse de 1996, dont il faisait partie :

En 1996, on était nous aussi souvent présentés comme les outsiders. À l’arrivée, on était une vraie famille et on donnait le maximum. La similitude, elle est peut-être là.

Mais le technicien insiste. Le talent est bien là :

Je ne veux pas réduire ces résultats qu’à l’état d’esprit. On a aussi beaucoup de qualités. Tu ne peux pas accéder à une finale de Gambardella sans qualités.

Désormais, il reste vingt-cinq jours à ce groupe pour préparer ce grand rendez-vous. Avec un seul objectif : ramener la coupe à la maison.

Article précédent
8 nuls, 10 défaites : Trop tard pour se réveiller pour les barrages ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse e-mail valide.
Vous devez accepter les conditions pour continuer

Pau 0-0 MHSC : Au vu du scénario, vous êtes plutôt :