Parfois dans la vie, on arrive à des dilemmes difficiles. Laisser partir un joueur important en est un. Entre promesses tenues aux joueurs, et promesses tenues aux supporters : des fois il faut trancher. La dernière fois, ça n’avait pas si bien marché.

Becir Omeragic en un mot : merci
Lorsque la tempête soufflait et couchait tous les arbres il était l’un des seuls à tenir. Pendant une trop longue période au risque de dire encore aujourd’hui le MHSC se résumait à trois noms. Le sien en faisait partie. Le gardien (ils ont été plusieurs) Becir et … Teji.
Julien Laporte est venu soulager la lourde tâche que Becir avait derrière. On a alors pu avoir l’occasion de le découvrir à un autre poste : qui n’est pas le sien au milieu.
Si son sérieux l’empêchait sans doute de dribbles virevoltant -au-delà que ce ne soit pas son poste- son courage a pu mettre en avant des qualités offensives improvisées.

Même au pied du mur, Omeragic savait composer. Là ou beaucoup perdaient leurs moyens (n’oublions pas la saison passée).
Le temps donc de lui faire connaître à nouveau l’hinneur et le plaisir de marquer : à La Mosson pour l’égalisation face au Red star (1-1) la première fois, toujours à la maison face à Amiens la seconde (3-1).

Becir vendu avant de répéter le modèle Chotard ?
Patron psychologique, il est toujours resté sérieux, appliqué. Sur la fin, on sentait qu’il était quand même plus à cran. Et ça ne lui allait pas si mal! Tel un Fidèle chien qui protège son maître : véritable capitaine impliqué.

Pas touche aux joueurs du MHSC. Derrière son calme, se cachait un chien enragé.
N’oublions pas que cela reste du football qu’il y a des agents des plans de carrière de développement. Sans doute l’avenir avait été évoqué, des promesses réalisées… Ce qui semble rappeler le dossier de vente avortée de Joris Chotard. Comme pour Becir dans un premier temps : pour une offre insuffisante.
Pas étonnant qu’il parte et même étonnant qu’il soit resté autant. Gage tout comme le premier cité d’un certain amour pour le club. Comme dit l’adage entre l’amour et la haine il n’y a qu’un pas. On a vu avec Joris Chotard comment ça s’est terminé et sur le terrain… pas beau à voir. Peut-être que dans tout le désespoir d’avoir perdu notre capitaine en dehors de la période mercato, nous avons évité de le perdre gratuitement et qu’il nous en veuille à jamais. Peut-être que dans tout ce désespoir nous avons bloqué l’étape d’après : se rendre compte qu’il était présent sur le terrain, mais plus du tout là dans la tête.
Une page se tourne, merci pour tout Capi. Prends ton envol!



