Que devient-il ?

[SCO-MHSC] Que devient-il ? Jamel Saihi

181

Après une semaine marquée par la reprise des joutes européennes, le feuilleton préféré des Français, loin devant tous les autres, est de retour. La Ligue 1 reprend ses droits ce week-end et il était temps de retrouver les frissons cette compétition ! Les hommes d’Olivier Dall’Oglio se déplacent sur la pelouse du SCO d’Angers pour le compte de la septième journée de championnat. À l’occasion de cette rencontre, nous allons revenir sur le parcours d’un joueur qui a porté les couleurs du MHSC ainsi que celle du SCO : Jamel Saihi.

Made in Paillade !

Né dans le quartier des Arceaux à Montpellier, Jamel Saihi effectue ses premiers pas de footballeur en herbe au début des années 90 dans la cour de récréation de l’école Jeanne-d’Arc. À l’âge de dix ans, le petit Jamel Saihi alors attaquant, rejoint le club de Lavérune.

À cet âge-là, j’évoluais au poste d’attaquant. Même si on jouait à un modeste niveau, j’étais déjà surclassé. On était une bande de copains, on se régalait à jouer ensemble.

En 1999, Jamel Saihi alors attaquant de pointe, tape dans l’œil du MHSC lors d’une détection. C’est alors le début d’une très belle aventure avec le club héraultais.

J’ai toujours vécu ici, je jouais à Lavérune. Puis j’ai fait une détection ici par hasard, avant l’été, sans l’intention d’intégrer le MHSC, juste pour jouer au ballon. Finalement, on m’a retenu. Après, j’ai fait toutes mes classes au club.

Après 3 ans de préformation, le joueur Pailladin intègre à 15 ans, le centre de formation du MHSC. Doté d’une très belle technique balle au pied et d’une abnégation sans faille, ses formateurs (Der Zakarian, Laurey et Printant) à l’époque voit en lui le futur numéro six du MHSC.

Je suis repositionné en milieu défensif parce que je ne lâche rien sur un terrain et que j’ai une belle technique.

De la Ligue 2 au titre de Champion de France

Sous la houlette de Rolland Courbis, Jamel Saihi sera lancé dans le grand bain lors d’un match face à Tours en 2007. Le club qui évolue dans l’antichambre du football français parviendra à se maintenir à l’issue de cette saison. Auteur de belles prestations, le jeune homme de 20 ans se verra offrir un premier contrat professionnelle par le MHSC. La saison suivante, le milieu de terrain contribue au titre de vice-champion de France de Ligue 2 du club. Cette première saison complète lui ouvrira la même année, les portes de la sélections tunisienne.

Pour ses deux premières saisons en Ligue 1, le Franco-Tunisien joue la doublure de Romain Pitau au poste de sentinelle devant la défense centrale. Cela ne l’empêche pas d’obtenir un temps de jeu très conséquent lui permettant de maintenir une progression linéaire. Ses qualités à la récupération lui donnent beaucoup de crédit auprès de René Girard qui n’hésite pas à le faire rentrer en cours de match, dès que l’occasion se présente.

J’étais le douzième homme de René Girard. Je suis énormément rentré en jeu, j’ai joué la finale de la coupe de la Ligue, j’ai découvert la Coupe d’Europ et progressé aux côtés de joueurs expérimentés. »

À l’aube de sa sixième saison professionnelle avec le MHSC, Jamel Saihi a su gagner la confiance de René Girard qui l’installe durablement dans l’entrejeu montpelliérain aux côtés de l’international chilien Marco Estrada, avec qui il forme un tandem très complémentaire.

Avec Marco, ça se passe bien. Je pense être un peu plus récupérateur que lui. Il va plus chercher le ballon derrière et peut jouer long, car il a un bon pied gauche. On est assez complémentaires.

Avec Marco Estrada, Jamel Saihi solidifie le milieu de terrain et devient une précieuse rampe de lancement pour la ligne offensive de son équipe. Le montpelliérain devient une pièce maîtresse du système de René Girard et enchaîne les prestations de haute volée.

J’ai enchaîné les bonnes performances à l’image des copains. On s’est mis à répéter nos prestations de haute qualité, à engranger les victoires. On était motivé pour faire une grande saison.

Les hommes de René Girard décrocheront le premier titre de Champion de France de l’histoire du MHSC au terme d’une incroyable saison. Ennuyé par une blessure au genou la saison suivante, celle qui verra le club participer à la Champions League, Jamel Saihi ne retrouvera jamais l’intégralité de son potentiel sur la durée d’une saison.

Après 10 saisons professionnelles sous les couleurs orange et bleu et à 29 ans, l’expérimenté milieu de terrain finit par rejoindre le SCO d’Angers à l’été 2016. Celui qui n’avait connu qu’un seul club professionnel, n’entrait plus dans les plans de Frédéric Hantz à l’époque.

Je me suis accroché, mais lorsque vous entendez tous les jours que le coach cherche un milieu défensif et qu’il ne vient jamais vous parler en tête à tête, on comprend qu’il vaut mieux envisager autre chose. Angers est venu aux nouvelles et tout cela s’est fait très vite. Je suis un peu déçu, c’est vrai, mais c’est le football. Je n’en veux à personne. On sait que tout peut aller très rapidement. Maintenant, je vais vivre autre chose, loin de ma ville, mais je suis persuadé que le MHSC réussira une belle saison.

Sous ses nouvelles couleurs, le milieu se blesse en début de saison alors que l’équipe de Stéphane Moulin performe. Loin de sa ville natale, Saihi ne parvient pas à s’imposer, les dirigeants angevins font le pari de la jeunesse, et le Montpelliérain est contraint de quitter le club en fin de saison.

Que devient-il ?

Jusqu’en 2019, Jamel Saihi reçoit des offres exotiques, notamment en provenance des pays du Golf. À seulement 32 ans, il raccroche les crampons en mettant un terme à sa carrière professionnelle. Un véritable gâchis pour un joueur qui aurait dû embrasser une plus belle et longue carrière sans ses nombreux pépins physiques. Aujourd’hui, Jamel Saihi gère avec réussite ses biens et s’adonne au padel avec l’objectif de rentrer dans le top 500 des joueurs français !

Il est actuellement 1230e sur 17 000 !

Article précédent
Comment le MHSC donne tort à Galtier ?
Article suivant
SCO-MHSC : le groupe pailladin !
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.

Quel mini bilan tirer à la trêve, après 8 journées ?