[MHSC-SCO] Que devient-il ? Casimir Ninga

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Un point au goût de victoire, pour Montpellier ! Le week-end dernier, le MHSC a réussi à accrocher l’ambitieux RC Lens (1-1) à la Mosson et continue de se donner de l’air. Grâce à la mise en place d’entrée d’un pressing féroce, les lensois ouvrent rapidement le score avant même les cinq premières minutes. Peu avant l’heure de jeu, Joris Chotard, dépose une galette vers Maouassa qui en égalisant, récompense les efforts montpelliérains et fait exulter la Mosson. Désormais mené d’une main de maître par Der Zak’, le MHSC reçoit le SCO d’Angers dans le cadre de la vingt-sixième journée de Ligue 1 Uber Eats. Une victoire cet après-midi permettrait au MHSC de prendre ses distances avec la zone de relégation. Cette rencontre est pour nous l’occasion de découvrir ce que devient Casimir Ninga !

Transféré au MHSC pour seulement 75 000€ !

Originaire de Mandoul, au sud du Tchad, le jeune Casimir commence à jouer au football dans les rues de son quartier. Rapide, percutant et doué balle au pied, le jeune attaquant attire rapidement l’attention des observateurs locaux. Ninga ne tarde pas à rejoindre l’équipe phare du championnat nationale, Le Renaissance FC.

Au départ, mon père n’était pas trop favorable à une carrière dans le foot. J’ai commencé dans la rue, dans mon quartier comme la majorité des joueurs de mon pays vu qu’on n’a pas d’école de foot au Tchad. J’ai tout fait pour travailler ce don que Dieu m’a donné.

En 2011, il débute sa carrière professionnelle à seulement l’âge de 18 ans ! Très rapidement, Casimir se fait un nom et s’engage deux saisons plus tard au Gabon en faveur du club de Mangasport. Très vite, il fait ses preuves et rejoint l’équipe nationale tchadienne. En 2014, il remporte la Coupe des pays d’Afrique centrale avec sa nation.

 Il a fini meilleur buteur du tournoi, c’est ce qui l’a mis sur le devant de la scène .

Par la suite, tout s’enchaîne. Son sélectionneur le propose à différents clubs français, comme Laval. Malheureusement, la somme demandée par son club est jugée trop onéreuse. Casimir ne baisse pas les bras, et croit en son rêve d’épouser la trajectoire de Japhet N’Doram, le seul buteur tchadien de l’histoire de la Ligue 1. En 2015, il débarque à Montpellier, à la toute fin du mercato, dans une équipe en souffrance sur le plan offensif. Recruté contre un chèque de 75 000€, le natif de Mandoul était plutôt destiné à évoluer avec la réserve héraultaise.

Il est surprenant qu’il soit autant présent. On pensait avec Bruno qu’il ferait ses gammes en CFA2. Il nous a été conseillé par quelqu’un au Maroc. On l’a pris à l’essai et on a vu qu’il avait énormément de talent.

Destiné à évoluer avec la réserve, Ninga attend son heure. Le flair de Rolland Courbis fait le reste et l’entraîneur tente le coup, un soir d’automne, à Bordeaux. La journée d’après, face à Bastia, il plante son premier but. S’ensuit une série infernale de six buts en neuf matchs qui permet à l’enfant du Tchad de devenir héros dans l’Hérault. Au point que les supporters de la Paillade lui improvisent un chant à sa gloire. Quand on se prénomme Casimir, difficile de passer à côté de L’île enchantée ! Après une première saison à sept réalisations, le buteur veut confirmer un premier exercice encourageant. Face à Dijon, en octobre 2016, il marque un triplé avant de récidiver face à Malherbe en inscrivant un doublé. Tout le monde croit alors au retour de Ninga. C’était sans compter sur une rupture des ligaments croisés, lors d’un entraînement, qui le fait s’arrêter quasiment un an.

Toujours aussi combatif, l’avant-centre veut à tout prix retrouver son niveau. La saison suivante, c’est face à Caen que l’international Tchadien rechausse les crampons. Si le plaisir est revenu, les buts se font attendre. Il rentre de moins en moins dans les plans de l’entraîneur et l’arrivée de Mbenza le pousse vers la sortie. Cette saison sonne la fin de son aventure Montpellieraine, il quitte le club en juillet 2018 ou il aura disputé plus de 70 matchs et inscrit 16 buts.

Par sa vitesse et son sens du but, Casimir Ninga a su se montrer décisif et conquérir le cœur des supporters montpelliérains par sa gentillesse et sa simplicité.

Une carrière en perte de vitesse

En 2018, Casimir Ninga s’engage avec le Stade Malherbe de Caen pour quatre an. Avec Malherbe, plus les matchs se succèdent, plus le Tchadien est caricaturé en un attaquant sans variété et aux pieds carrés. Et plutôt que ses huit buts inscrits, on préfère retenir ses lacunes techniques ses énormes loupés.

La saison suivante et après seulement une année passée au Stade Malherbe Caen, Casimir Ninga rejoint le SCO d’Angers pour trois saisons. Après des débuts tonitruants sous ses nouvelles couleurs, Casimir est de moins en moins utilisé au fil de son aventure au SCO. Abonné au banc de touche et comprenant que cet état de fait a peu de chances d’évoluer positivement, le Tchadien demande a être prêté. La saison suivante, le joueur de 27 ans est prêté au club turc de Sivasspor.

Le Tchadien rejoint la Turquie et quitte la France cinq ans après son arrivée à Montpellier, pour espérer relancer une carrière en perte de vitesse. Après une saison, Cas-Ymïr ne parvient pas à convaincre les dirigeants turcs de miser sur lui et fait son retour au SCO d’Angers. Pour sa dernière saison à Angers et sous la houlette de Gérald Baticle, Ninga retrouvera le plaisir d’être indispensable sur le terrain pour s’installer durablement dans le onze angevin. L’international Tchadien mettra un terme à sa collaboration avec le SCO au terme de cette dernière saison.

Que devient-il ?

Libre après la résiliation de sa dernière année de contrat au SCO d’Angers, Casimir Ninga décide de s’offrir un second défi à l’étranger. Au mois de juillet 2022, « Crackito » rejoint l’Anorthosis Famagouste, pensionnaire du championnat chypriote !

Nous souhaitons la bienvenue au joueur dans notre équipe et lui souhaitons beaucoup de succès avec le « Phoenix » sur sa poitrine.

Le Tchadien va toutefois devoir attendre un peu avant de revenir sur l’Île aux enfants !

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