[OM-MHSC] Que devient-il ? Garry Bocaly

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C’est la fin du sevrage ! La Ligue 1 reprend enfin ses droits après une trêve internationale qui aura notamment vu Olivier Giroud entrer un peu plus dans l’histoire de l’équipe de France. Le MHSC, qui réalise une seconde partie de saison plutôt réussie, se déplace sur la pelouse de l’Olympique de Marseille. Ce derby est pour nous, l’occasion de vous donner des nouvelles de l’un de nos champions de France au parcours atypique : Garry Bocaly.

Un classico pour lancer sa carrière !

C’est à Schœlcher en Martinique que Garry Bocaly grandit. Le jeune joueur intègre le centre de formation de l’Olympique de Marseille à l’âge de 13 ans. Le défenseur suit toute sa formation chez les phocéens avant de signer son premier contrat professionnel à seulement 18 ans. Garry dispute ses premières minutes durant la saison 2005/2006 tout en ayant l’honneur d’affronter le PSG au Parc des Princes lors d’un Classico !

On fait souvent référence à moi pour le fameux match des Minots au Parc des Princes en 2006. Croiser Pauleta et Rothen quand on est en CFA 2, ça n’est pas commun.

La saison suivante et avec seulement quelques bouts matchs au compteur, c’est depuis le banc de touche que le jeune défenseur français assistera à la finale de la coupe de France, perdue aux tirs au but face au FC Sochaux Montbéliard. Abonné au banc de touche et comprenant que cet état de fait a peu de chances d’évoluer positivement, il décide de quitter la cité phocéenne. Il rejoint en prêt le FC Libourne-Saint-Seurin, pensionnaire de Ligue 2. Après une dernière saison quasiment blanche et à seulement 19 ans, Bocaly retrouve une place de titulaire indiscutable à Libourne. Avec plus de 30 matchs au compteur, il ne parviendra pas néanmoins, à empêcher la relégation du club en fin de saison.

Convoité par quelques écuries de Ligue 2, Garry Bocaly va faire le choix de rejoindre le MHSC en prêt sur les conseils de Laurent Pionnier. Il n’a alors que 20 ans. Rapide sur le terrain, il va également l’être dans son adaptation. Dans un style de jeu tout en percussion et en vivacité, le jeune homme se fond naturellement dans le plan de jeu instauré par l’entraîneur de l’époque, Rolland Courbis. La Mosson adopte très vite ce garçon au charisme naturel, toujours souriant et capable de belles fulgurances balle au pied.

À l’époque, je sortais d’un premier prêt concluant en Ligue 2, à Libourne. Ce qui avait fini de me convaincre, c’était le coach de l’époque, Rolland Courbis. Quand tu as un entraîneur de cette envergure qui t’appelle, avec toute sa gouaille, pour te présenter le projet de Montpellier, comment on va jouer et l’objectif qui était la remontée en Ligue 1, ça ne te laisse pas indifférent.

À la fois dur sur l’homme et vif contre-attaquant, le jeune défenseur devient rapidement un titulaire indiscutable sous les ordres de coach Courbis. Il sera l’un des grands artisans de la montée du MHSC en Ligue 1.

Rolland Courbis avait dit dès le début de la saison que la montée de jouerait lors du dernier match contre Strasbourg et ce qui s’est passé […] L’ambiance était extraordinaire, que ce soit avant, pendant, ou après le match lorsque le public a envahit le terrain pour fêter la victoire avec nous.

En dépit d’une accession en Ligue 1, Garry Bocaly retourne à l’OM à l’issue de cette saison avant d’être de nouveau prêté sur les bords de la Mosson six mois plus tard !

La renaissance du MHSC 

Arrivé sur la pointe des pieds au MHSC, l’ancien marseillais pleinement épanoui, se révélera comme l’un des éléments essentiels du club dans sa conquête du titre de champion de France 2012. Garry fait partie des meilleurs défenseurs ayant évolué sous les couleurs orange et bleu. Arrière latéral très offensif, le joueur français formait avec Henri Bédimo, un duo explosif dans les couloirs de la défense pailladine.

Avec Henri, on apportait énormément sur les côtés, mais c’est aussi parce qu’il y avait tout un travail collectif qui était mis en place. Quand tu avais la paire Mapou-Vito dans l’axe, tu savais que tu pouvais montrer tranquillement et qu’il y avait une certaine sécurité.

Garry Bocaly mènera son club de cœur jusqu’à son premier titre de champion de France ! Un titre aussi inattendu qu’inoubliable pour le jeune défenseur français.

Je me souviens d’abord de l’accueil magnifique que nous avions reçu à l’aéroport de Montpellier où les supporters nous attendaient  […] Puis le lendemain sur la place de la Comédie, c’était vraiment extraordinaire, je n’ai jamais vu autant de monde que ce jour-là […] Je ne demande qu’une chose, c’est que Montpellier puisse revivre cela un jour. Voir une ville comme Montpellier réunie grâce au sport et bien sûr grâce au MHSC, c’était superbe.

La saison suivante, Bocaly participe à la première campagne de l’histoire du MHSC en Ligue des Champions. Un rêve de gosse devenu réalité pour l’international espoir français.

Victime d’une déchirure à une cuisse à l’entraînement durant la phase de reprise, Garry Bocaly sera absent des premiers matchs de championnat pour la saison 2012/2013. Garry restera de nombreux mois à l’infirmerie et ne retrouvera pas le niveau qui était le sien. Après deux dernières saisons très poussives et à 26 ans, Garry s’engage en faveur de l’AC Arles-Avignon au mois de juillet 2014. Sa saison prendra fin prématurément le 31 mars 2015, souffrant de douleurs récurrentes à la hanche, Garry ne pourra pas terminer la saison avec le club sudiste.

Après presque deux ans passés sans jouer le moindre match officiel après des blessures à répétition, le joueur annonce officiellement la fin de sa carrière professionnelle en 2016.

Que devient-il ?

Titulaire indiscutable à droite de la défense du MHSC champion de France, Garry Bocaly annonce la fin de sa carrière professionnelle en décembre 2016. La faute à une série de blessures. D’abord à la hanche, puis une opération en urgence d’une péritonite consécutive à une crise d’appendicite. Trop pour Bocaly qui décidé de mettre un terme à sa carrière à seulement vingt-huit ans.

J’arrête sans regret, c’est une décision mûrement réfléchie. J’ai tout donné pour essayer de revenir, j’ai bossé avec un préparateur physique, je me suis entraîné avec Béziers, j’ai même aménagé mon garage en salle de musculation. Mais mes dernières blessures m’ont fait beaucoup de mal […] Je n’ai aucun regret. Malgré mes péripéties de fin de carrière, j’ai vécu tellement de bons moments en tant que joueur que je ne peux pas me plaindre. J’ai eu de la chance de vivre tout ce que j’ai vécu.

Depuis 2019, Garry Bocaly consacre son temps aux jeunes footballeurs de la Martinique. Et c’est sous les couleurs parisiennes que l’ancien Montpelliérain officie comme directeur technique de la PSG Antilles Academy.

Une occasion comme celle-ci ne se refuse pas. J’y ai mûrement réfléchi mais quand j’ai décidé de revenir vivre en Martinique, je me suis juré de transmettre aux jeunes. Et seul le PSG m’a offert cette opportunité.

Mais la vie de Garry Bocaly ne s’arrête pas au football et à la Martinique. L’ancien latéral possède un restaurant ainsi qu’un bar dans l’Hérault.

Je suis aussi un entrepreneur heureux. J’ai un restaurant (Jolly Rouge) et un bar à rhum (Rhum Runner) à Montpellier.

Résumer la carrière de Garry Bocaly à son histoire avec l’OM serait injuste. Lors de la saison 2011/2012, lorsque Montpellier avait surpris le PSG pour sa première saison sous pavillon qatari, Bocaly avait également été l’un des acteurs majeurs du sacre des Héraultais. Titulaire indiscutable du 11 de René Girard au poste de latéral droit, il avait joué 34 matchs de Ligue 1 et délivré 4 passes décisives dans la folle saison du MHSC. Marqué par son passage dans l’Hérault, l’ancien pailladin garde un souvenir impérissable de son aventure avec le MHSC.

J’en retiens beaucoup d’émotions parce que ce qu’on a pu faire pendant ces cinq années avec la montée, le tour préliminaire d’Europa League, la finale de coupe de la Ligue, le titre et la ligue des champions, c’était quelque chose de très fort. Je me souviens que pour nous accompagner dans ces aventures, nous avions toujours les supporters auprès de nous. Je n’oublie pas qu’avant d’arriver à ce titre, ils nous suivaient partout dans des matchs au couteau en Ligue 2, à travers toute la France. Je me souviens qu’ils chantaient « emmenez-nous en Ligue 1 ». Ils avaient vraiment envie de retrouver l’élite et nous avons réussi à le faire avec eux […] Cette communion avec les supporters a été le fil conducteur tout au long de mon passage au club et elle a évidemment été à son maximum lors des célébrations du titre de champion de France. Je tiens à les remercier pour toutes les émotions qu’ils nous ont procurées à travers leur soutien.

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