Le MHSC va disputer sa 15ème saison consécutive en Ligue 1

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À trois jours de recevoir le Havre pour la première journée, le Montpellier Hérault Sport Club se prépare à entamer sa 15ème saison consécutive dans l’élite.

Depuis sa promotion en Ligue 1 lors de la saison 2009-2010, le MHSC a su s’imposer comme un acteur incontournable du championnat français. Avec des hauts, et bien entendu aussi des bas.

Le MHSC s’est offert des épopées

Le MHSC retrouve la Ligue 1 à l’issue de la saison 2008-2009, après 6 ans dans l’anti-chambre. Fort d’un recrutement payant en 2008 : Tino Costa, Joris Marveaux ou Gary Bocaly. Lors d’une fin de saison folle, et un ultime match qu’on ne présente plus, face à Strasbourg (2-1).

La saison de la remontée, Montpellier redécouvre la cour des grands. C’est face au PSG le 8 août 2009, lors de l’entame de la saison, que la Paillade arrache son premier point face au PSG (1-1, Spahic 90′). Marqué par ces années dures, le MHSC réalise une splendide saison 2009-2010. Au point de terminer cinquième et se qualifiant ainsi en Ligue Europa, avec des victoires de prestige : au Parc des princes (1-3), face à Lyon (1-2) Lens (1-0), Lille (2-0) ou encore face à Marseille (2-0).

Le MHSC connaîtra aussi quelques déceptions : de la qualification et l’élimination contre Gyor, à la finale de coupe de la ligue contre l’OM. Étapes tristes, mais qui viennent compléter le parcours du club. Heureusement, les années suivantes seront plus fructueuses : le titre de champion de France de 2012, comme étoile en haut du sapin.


(Avec les voisins sétois) Montpellier reste bel et bien la seule équipe de l’Occitanie ayant décroché ce précieux sésame.

10 ans plus tard (photo ci-dessous), c’était une demie-finale de coupe de France, malgré un splendide match face au PSG, qui s’échappait (2-2, défaite au TAB).

Le PSG se qualifie de justesse en finale de la Coupe de France face à Montpellier

En 15 ans, pérennité et régularité en Ligue 1

Le président du Montpellier Hérault après un terrible coup de chaud en début de saison, assurait

« L’important c’est que le club soit en Ligue 1 l’année prochaine ».

Une phrase qu’on entend depuis longtemps dans le discours du président. Une phrase qui prend tout son sens, lorsqu’on voit ce qui peut se passer très vite. Le MHSC a ainsi oscillé, depuis sa remontée, entre la 5ème et 15ème place. Relevant presque toujours la tête lorsque ça ne va pas. Parfois par des coups de gueules nécessaires. Peu avant la période Covid cette phrase pouvait décevoir les plus optimistes, lorsque le MHSC flirtait avec les places européennes. Saison arrêtée lorsque le MHSC était 8ème, après de belles victoires, donnant lieu à quelques nouveaux espoirs, il faut le reconnaître.

Mais après le départ de son duo d’attaque, Montpellier a connu un vide. Un vide que de nombreux plus grands clubs peuvent avoir connu : l’exemple de Bordeaux, St Etienne, Auxerre ou même Lens (européen certes, mais tout juste promu), après une période dans l’ombre.

Le (r)achat de Teji Savanier, des transferts plus onéreux au fil du temps, une volonté de nouveau stade, ou même des retours sur décision. En attestent les retours au club des très bons Benjamin Lecomte (ci-dessous) ou de Michel Der Zakarian. Ou encore une recrue, devenue déjà essentielle : Kiki Kouyaté. Ces décisions ont pu permettre au club de se stabiliser. Et d’être, pour la quinzième année consécutive, en Ligue 1. Rappelons-le, dans une saison couperet à quatre descentes.

Maintenant, place aux ambitions ?

Comme évoqué dans le paragraphe ci-dessus : sur une optique de long terme, on peut dire que Laurent Nicollin a réussi son pari. Passant de « petite » équipe et ses moins de 40M€ de budget, à véritable outsider faisant trembler les plus grosses équipes. Il manque encore par moments, cette régularité, qui permettrait au MHSC d’accéder au top 10 de manière plus durable.
Aujourd’hui, le club franchira peut-être un nouveau palier, si la vente de Wahi le permet. Son budget ayant dépassé les 50M€ (51,5 en 2022).

Des ambitions car des joueurs plus compétitifs ou des jeunes prometteurs : Al-Tamari et Omeragic. Ou plus récemment Akor Adams (photo ci-dessus), auteur de 18 buts en 21 matchs en Norvège. Ces recrues venant de l’étranger viennent illustrer un nouveau projet et de nouvelles ambitions. Telle que la construction du nouveau stade, même si le projet traîne un peu trop. Projet pourtant essentiel comme il le rappelait en interview :

A un moment donné il faut évoluer, et […] on évoluera que si on a un nouveau stade.

Il faut avoir un outil pour être compétitif […] et je sais que si mon club n’a pas ça, le club va mourir petit à petit. Je me suis pas levé un matin en me disant : il faut faire un nouveau stade je vais dépenser des millions d’euros pour me faire plaisir.

Le MHSC semble malgré tout, prêt à continuer sa progression. Connaissant quelques turbulences, mais ne perdant jamais l’Esprit Paillade. A l’image d’Arnaud Nordin représentant cette force de caractère, élu « révélation de la saison » dans nos sondages.
Les matchs de préparation ont eu donné beaucoup de crédit à Al-Tamari. Joueur paraissant déjà en confiance et bien inspiré offensivement. Il a dores et déjà ouvert son compteur avec le MHSC, face à Monchengladbach (2-2).

Mousa tamari a beaucoup de qualités, il va vite, il dribble, il est efficace devant le but, il est discipline, il défend, on voit qu’il est passé dans les championnats européens.

Déclarait ce vendredi matin, Michel Der Zakarian.

C’est avec cet esprit que Montpellier devra arriver ce dimanche face au Havre, pour la J1.
Pour la quinzième fois pour la première journée : à La Mosson.

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